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Un représentant des Harkis en grève de la faim interpelle le président Hollande

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Rédigé par : Harkis2012
Un représentant des Harkis en grève de la faim interpelle le président Hollande

 

Boaza Gasmi, président du Comité national de liaison des harkis, mène depuis deux semaines une grève de la faim pour que l’État français améliore le quotidien des harkis

 

    La France a reconnu l'esclavage, les tortures en Algérie... pourquoi pas le préjudice des Harkis ? " demande simplement Boaza Gasmi déjà affaibli par 4 jours de grève de la faim. La communauté Harki espérait beaucoup de l'élection François Hollande mais rien n'a évolué depuis le changement de majorité. Les Harkis veulent que la France reconnaisse l'aide que les Harkis ont apporté à la France pendant la guerre d'Algérie et une certaine maltraitance de leurs familles à leur arrivée en France : "les enfants de harkis n'ont pas eu droit à l'égalité des chances" explique Boaza Gasmi. "Ils étaient enfermés dans des camps et l'école se faisait dans les camps". "Difficile de réussir une vie sociale dans ces conditions". Familles déracinées, massacrées en Algérie, traitées comme des traîtres... puis accueillies en France mais dans des camps d'hébergement militaires, dans des conditions vétustes... Près de 90 000 personnes, hommes, femmes et enfants ont subi ce traitement. Coupables d'avoir soutenu la France pendant la guerre d'Algérie. Deux camps de harkis se trouvent en Lot-et-Garonne, à Villeneuve-sur-Lot  et à Bias où a grandi Boaza Gasmi. "L'avenir ne se construit que sur la reconnaissance et la fierté du passé" expliquent les harkis. La grève de la faim est un appel à l'aide.

La France a reconnu l’esclavage, les tortures en Algérie… pourquoi pas le préjudice des Harkis ? « 
demande simplement Boaza Gasmi déjà affaibli par 4 jours de grève de la faim.
La communauté Harki espérait beaucoup de l’élection François Hollande mais rien n’a évolué depuis le changement de majorité. Les Harkis veulent que la France reconnaisse l’aide que les Harkis ont apporté à la France pendant la guerre d’Algérie et une certaine maltraitance de leurs familles à leur arrivée en France : « les enfants de harkis n’ont pas eu droit à l’égalité des chances » explique Boaza Gasmi. « Ils étaient enfermés dans des camps et l’école se faisait dans les camps ». « Difficile de réussir une vie sociale dans ces conditions ».
Familles déracinées, massacrées en Algérie, traitées comme des traîtres… puis accueillies en France mais dans des camps d’hébergement militaires, dans des conditions vétustes… Près de 90 000 personnes, hommes, femmes et enfants ont subi ce traitement. Coupables d’avoir soutenu la France pendant la guerre d’Algérie.
Deux camps de harkis se trouvent en Lot-et-Garonne, à Villeneuve-sur-Lot et à Bias où a grandi Boaza Gasmi. « L’avenir ne se construit que sur la reconnaissance et la fierté du passé » expliquent les harkis. La grève de la faim est un appel à l’aide.

Il demande à être reçu à l’Élysée et réclame que la France reconnaisse le préjudice qu’elle a fait subir aux siens.

 Fils de harki, Boaza Gasmi, 59 ans, mène depuis le 16 septembre une grève de la faim à Agen, devant la préfecture du Lot-et-Garonne. Président du Comité national de liaison des harkis veut interpeller le président François Hollande et obtenir de la République une réparation morale et financière pour les familles de harkis qui ont été « maltraitées » à leur arrivée en France. « Peut-il mépriser 1,5 million de harkis et leurs descendants qui ont payé cher leur engagement dans l’armée française ? » demande-t-il ?

Son propre père, ouvrier agricole, s’est battu sous les couleurs du drapeau français pendant la guerre d’Algérie de 1959 à 1962. Après le conflit, en 1965, Boaza Gasmi s’est retrouvé avec ses parents, ses deux frères et sa sœur dans un camp, comme 70 000 autres harkis, à Bias, dans le Lot-et-Garonne. « On nous a volé notre adolescence », raconte-t-il, avec émotion. Dans les camps, la vie était rude : extinction des feux à 21 heures, douches à l’extérieur et payantes…

 

« Fier d’être Français »

Dans ces conditions, bon nombre d’enfants de harkis sont sortis de l’école sans diplôme. « Nous n’avons pas eu le droit à l’égalité des chances ». Boaza Gasmi a tout de même décroché un CAP de tourneur-fraiseur. S’il parvient à travailler dans une usine locale de fonderie à 18 ans, il devra encore patienter cinq ans pour parvenir à quitter le camp.

« Fier d’être français », Boaza Gasmi a tout fait pour s’insérer. Il a fondé une grande famille de six enfants et a acheté une maison. Mais, marqué par la souffrance de siens, il s’est toujours battu pour aider les harkis à faire valoir leurs droits auprès de l’État français et a été élu président, en 1998, du Comité national de liaison des harkis.

 

À l’Élysée début 2014

Affaibli après plus deux semaines de grève de la faim, Boaza Gasmi ne lâchera pas, dit-il, tant que « justice ne sera pas rendue ». « Aujourd’hui, des fils de harkis se retrouvent avec des retraites de misère, parce qu’ils n’ont pas pu étudier normalement ».

Le responsable associatif assure avoir reçu un message du cabinet de Kader Arif, ministre des anciens combattants, lui affirmant que le président le recevrait à l’Élysée au début de l’année 2014. Homme de dialogue, mais très déterminé, il entend convaincre François Hollande de créer une commission, composée de parlementaires et de Harkis, chargée d’élaborer un plan d’actions en faveur de sa communauté.

Nicolas César

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