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Théâtre au centre culturel du parc de Sissonne La parole d’une enfant d’harki | L’Union

Rédigé par : Harkis2012

 

Deux comédiennes donnent corps à « Sous la Peau », tiré de deux romans de Zahia Rahmani.

Deux comédiennes donnent corps à « Sous la Peau », tiré de deux romans de Zahia Rahmani.

Unique, le spectacle proposé aujourd’hui au centre culturel du parc de Sissonne est surtout une réflexion sur la vie de famille d’un ancien harki.
Parmi les combattants désignés comme les supplétifs de l’armée française de 1957 à 1962, durant la guerre d’Algérie, les harkis étaient engagés et payés, sous contrat mensuel renouvelable, sans avoir le statut militaire. Mises en place dès le début du conflit, en 1954, les harkas (mouvements en arabe) étaient des formations très mobiles, d’abord employées localement pour défendre les villages, puis constituées en commando offensif sous la responsabilité d’un officier français. Pour les harkis, considérés comme des traîtres par le FLN, la fuite vers la France est nécessaire.
L’œuvre d’aujourd’hui fait le récit de l’enfance de Zahia Rahmani. Sous la Peau est une autobiographie douloureuse. Elle résume l’arrivée de Zahia en Picardie, dans l’Oise, dans un village où rien ne l’attend.
Ou comment aborder l’histoire de cette guerre et le vécu des harkis par la parole des enfants… Son père, harki durant la guerre, est très dur mais la jeune fille se défend de cet homme meurtri.
La troupe La Lune bleue, célèbre en Picardie, met merveilleusement en scène cette histoire. Deux comédiennes jouent, à tour de rôle, Zahia, de sa petite enfance à son adolescence et son envie de vivre. Une envie que son père ne comprend pas et tente de lui interdire. Aidé par des moyens techniques judicieux, le récit est en forme de puzzle où se mêlent le jeu, l’image vidéo et le son. Acteurs et spectateurs sont réunis dans le même espace, un genre de café-bar, où les gens écoutent, à table, l’histoire qui nous fait chavirer d’émotion. Les mots, les anecdotes font quelques fois monter des larmes. On s’enrichit du passé de cette femme, aujourd’hui artiste à Paris.
Ce 11 novembre coïncidait avec le 20e anniversaire de la mort de son père, qui a décidé de quitter les siens en rentrant d’une cérémonie commémorative. Le (trop) lourd poids du passé l’a-t-il conduit à commettre l’irréparable ?

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Théâtre au centre culturel du parc de Sissonne La parole d’une enfant d’harki | L’Union

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