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Sarkozy à Nice: une visite de 4h sur le thème des rapatriés | Nice-Matin

Nicolas Sarkozy le 19 février 2012 en meeting à Marseille
Rédigé par : Harkis2012

Sarkozy à Nice: une visite de 4h sur le thème des rapatriés

Nicolas Sarkozy le 19 février 2012 en meeting à Marseille

La venue de Nicolas Sarkozy ce vendredi à Nice se précise… Le Président est attendu sur la Côte d’Azur comme simple « candidat ». Pour une visite de quatre heures, sans meeting, consacrée aux pieds-noirs et aux harkis.

Nicolas Sarkozy devrait se poser vers 11h sur le tarmac de l’aéroport. Il rejoindra ensuite une entreprise de La Trinité. « Exemple d’intégration », cette société a été fondée en 1919 en Algérie par une famille de pieds-noirs, puis relancée en métropole après le Rapatriement.

Le candidat UMP à la Présidentielle s’adressera ensuite aux « représentants des associations représentant le monde des rapatriés et des harkis » dans l’enceinte du Centre universitaire méditerranéen.

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Mise à jour :

 

Nicolas Sarkozy, vous êtes à Nice ce matin, quel message comptez-vous délivrer aux rapatriés et aux harkis ?

Ce que je suis venu dire ici, à Nice, à quelques jours du 50e anniversaire de la signature des accords d’Evian qui ont mis un terme à un terrible conflit qui a duré sept ans et ouvert la voie à l’indépendance de l’Algérie, c’est que les rapatriés et les harkis ont été les acteurs mais aussi les victimes de cette période de notre histoire. Ils n’ont pas été les seules victimes, car la guerre d’Algérie a aussi meurtri les Algériens. Mais maintenant que le temps a fait son œuvre, nous devons regarder ce passé en face. Il fait partie de notre Histoire, rien ni personne ne pourra l’effacer. Après 1962, la France, qui sortait des guerres coloniales et entrait dans une nouvelle ère de prospérité économique, a voulu oublier cette période et avec elle ceux qu’elle avait blessés et sacrifiés. On a parqué les harkis dans des baraquements, on a demandé aux pieds-noirs de se faire oublier et de n’embarrasser personne de leurs souvenirs. Ce que je suis venu dire, ici à Nice, c’est que les harkis comme les rapatriés incarnent une partie de la mémoire de notre pays et que cette mémoire doit être connue et qu’elle a droit au respect.

Les rapatriés ont plusieurs fois dénoncé les promesses non tenues de 2007 pour la reconnaissance de la responsabilité de la France. Comment les rassurer cette fois ?

Je ne changerai pas un mot du discours que j’ai prononcé à Toulon le 7 février 2007. La décolonisation n’est pas un phénomène historique propre à la France. Il a touché toutes les puissances européennes qui avaient, au cours des siècles, construit des empires coloniaux. Cette décolonisation est même un des faits les plus marquants de la deuxième moitié du XXe siècle. La France fut une puissance coloniale, c’est un fait historique. Les rapatriés et les harkis ont été les victimes de la décolonisation. C’est aussi un fait historique ; chaque Français doit être conscient des souffrances qu’ils ont endurées. Mais où est la responsabilité de la France ? D’avoir été une puissance coloniale ou d’avoir accepté un processus de décolonisation en Algérie comme toutes les puissances coloniales ont, partout, été contraintes de le faire ? La France ne peut pas être coupable de tout et de son contraire. La France assume son Histoire, c’est tout.

En janvier dernier, vous affirmiez vous opposer à toute forme de repentance. Pourquoi ?

C’est exactement ce que je viens de vous expliquer. Les opérations militaires qui ont été menées par la France en Algérie qui, je le rappelle, appartenait alors au territoire national, ont été engagées par la République française et conduites sous l’autorité de gouvernements légitimes et démocratiquement élus. Il y a eu des abus. Des atrocités ont été commises de part et d’autre. Ces abus, ces atrocités ont été et doivent être condamnés, mais la France ne peut pas se repentir d’avoir conduit cette guerre.

Que dites-vous aux rapatriés tentés par le vote Front national ?

Exactement ce que je dis à tous les électeurs qui sont tentés par le vote Front national. Je connais les difficultés de leur vie, je connais leurs souffrances passées et présentes, parfois leurs désespérances mais le vote Front national est une impasse. Ce n’est pas le Front national qui les protégera de la crise, ce n’est pas le Front national qui créera de la croissance en sortant de l’Euro. Le Front National n’est pas un parti de gouvernement. Voter pour le Front national, c’est affaiblir la France parce que c’est laisser le champ libre au Parti socialiste qui, croyez-moi, ne manquera pas, lui, d’entraîner la France sur le terrain de toutes les repentances.

Comment convaincre vos électeurs de 2007 qui sont une nouvelle fois tentés par la candidature de Marine Le Pen ? Et les électeurs de François Bayrou, comment les ramener vers votre majorité ?

Je ne cherche pas à convaincre les électeurs de ne pas voter pour tel ou tel candidat, je demande aux Français de m’aider à continuer à construire cette France Forte qui est la seule en mesure de les protéger. Nous devons continuer à réformer ce pays, nous devons continuer à limiter les dépenses, nous devons continuer à améliorer sa compétitivité, nous devons continuer à encourager le travail. C’est le seul et unique but de l’ensemble des mesures que je propose aux Français.

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Harkis2012

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