Portraits

Saône et Loire | Harki en gros manque d’Algérie

Rédigé par : Harkis2012

 

Digoin. Harki, E. rêve de revoir l’Algérie qu’il a quittée en 1959. Photo Th.D.

Digoin. Harki, E. rêve de revoir l’Algérie qu’il a quittée en 1959. Photo Th.D.

 

Son Algérie natale, où réside sa famille, Embarek ne l’a plus vue depuis 53 ans.

Il se définit comme « Harki civil ». Fils d’un militaire de l’armée française tué en 1942 par les Allemands, Embarek, de la région de Beni Slimane, entra à l’école de police d’Alger en 1957 avant de devenir policier stagiaire en 1959 à Paris. Il a vu la guerre mais n’y a pas participé. À 77 ans, l’ancien policier tient la position originale d’avoir été favorable à l’indépendance de l’Algérie mais de refuser d’y vivre. « À l’indépendance, on m’a demandé de choisir ma nationalité. J’ai choisi de rester français, j’aime trop ma liberté… » Le terrible massacre des Harkis à la fin de la guerre n’est pas étranger à sa décision. Cultive son jardin pour améliorer une retraite modeste du fait d’une carrière écourtée par la tuberculose. Trois fois marié, bientôt quatre avec une Algérienne, le Harki se dit heureux en France. Un jour sur deux en moyenne, il parle au téléphone avec sa famille de là-bas, ne regarde que la télé algérienne mais a trop peu confiance dans le régime algérien pour tenter un séjour au village natal. « L’Algérie me manque » avoue Embarek, « j’y retournerai un jour ».

 Le Journal de Saône et Loire

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Saône et Loire | Harki en gros manque d’Algérie

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