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Les Harkis souffrent toujours

Les Harkis souffrent toujours
Rédigé par : Harkis2012

Les Harkis souffrent toujours

 

Pour leur représentant Alain Ferki (2e en partant de droite), la journée nationale «est loin d'être suffisante». © J-P.G.

Pour leur représentant Alain Ferki (2e en partant de droite), la journée nationale «est loin d'être suffisante». © J-P.G.

La question des harkis reste toujours aussi sensible. On a pu le constater hier, à Pau comme ailleurs, lors des cérémonies liées à la journée nationale dédiée aux supplétifs de l’armée française pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie entre 1954 et 1962. Une journée initiée en 2001 par Jacques Chirac et inscrite au calendrier des manifestations nationales deux ans plus tard.

« Les Harkis, nous ont appris la volonté, l’honneur et la fidélité, a déclaré le secrétaire général de la préfecture Jean-Charles Geray au nom du préfet. Leur histoire est notre histoire. » Un dépôt de gerbes a été effectué par les autorités civiles et militaires hier matin au pied du Monument aux morts du boulevard des Pyrénées.

Mais la communauté des harkis, riche d’une centaine de familles dans le département (soit une population de 400 à 500 personnes), ne veut plus se contenter d’une simple cérémonie annuelle. Surtout depuis le discours du 31 mars 2007 prononcé par le candidat Sarkozy et sa promesse de reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis. Une promesse non tenue jusqu’à présent.

«Pénalisés doublement»

Et Alain Ferki, président de l’association des harkis et des enfants de harkis des Pyrénées-Atlantiques, a relayé hier la colère des harkis sur le plan national. Alors qu’au même moment une marche de protestation partie de Montpellier arrivait aux Invalides à Paris, et que l’un d’eux, Serge Carel, a décidé de remettre sa Légion d’honneur à la présidence de la République.

« Pour les harkis, le 25 septembre est une grande journée, explique Alain Ferki. Mais on aspire toujours à une vraie reconnaissance, y compris matérielle. Les harkis sont touchés par les problèmes sociaux, notamment par rapport à l’emploi. Ils ont été pénalisés doublement : par la couleur de leur peau mais aussi par le fait d’avoir vécu longtemps dans des camps, dans les faits jusqu’en 1985, en marge de la société. Ils n’ont pas disposé des mêmes moyens que les autres pour affronter la vie sociale ». « Cela reste une grande souffrance, témoigne Alain Ferki. Un demi-siècle après, le problème demeure ».

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