Bibliographie

La plaie jamais refermée du destin des harkis

Il faudra une révolte, en 1975, pour que la France découvre l'existence des camps de Harkis. (PHOTO TIREE DU LIVRE DE BRAHIM SADOUNI)
Rédigé par : Harkis2012

La plaie jamais refermée du destin des harkis

Il faudra une révolte, en 1975, pour que la France découvre l'existence des camps de Harkis. (PHOTO TIREE DU LIVRE DE BRAHIM SADOUNI)

Témoignages, souvenirs… Pendant de longues années les parents ont gardé le silence. Mais cinquante ans plus tard, les enfants ne veulent plus se taire ! Parmi eux, la montpelliéraine Aïcha Kerfah dont le père harki est venu s’installer en France tandis que sa future épouse vivait la terrible expérience des camps de transit, tels ceux de Saint-Maurice-l’Ardoise (Gard), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) et Larzac (Aveyron).

« Une blessure profonde »

Témoin aussi, Brahim Sadouni, enrôlé à 17 ans dans une harka, et auteur du livre « Une blessure profonde », dans lequel il raconte sa vie, jusqu’à aujourd’hui, qui le voit interdit de retour en Algérie et de revoir son frère, mourant… Une plaie ouverte, avec l’abandon de ceux qui s’étaient battus sous le drapeau tricolore et dont un grand nombre ont été désarmés et abandonnés, livrés au massacre… Les chiffres différent, mais leur signification est toujours sanglante : 150 000 d’après les associations harkies, 50 000 en moyenne selon les historiens… C’est toujours trop, beaucoup trop.

Et ensuite, les camps, la révolte en 1975, qui révèle à la France la souffrance de ces femmes et ces hommes qui n’ont pas encore trouvé le repos d’un côté ou de l’autre de la Méditerranée.

 

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