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Hommage aux Harkis : une blessure toujours ouverte

Hommage aux Harkis : une blessure toujours ouverte

 

Intense émotion hier au camp Joffre pour les Harkis

Intense émotion hier au camp Joffre pour les Harkis. © P. Rouah

A reconnaissance, amitié et respect mis en avant par l’État, se sont opposé de nombreuses réactions d’incompréhension et de colère cachée dans le rang des Harkis lors de la journée nationale d’hommage qui leur était dédiée dimanche.

Devant la stèle du camp Joffre, à Rivesaltes, la forte chaleur qui tombait sur les épaules des participants à la manifestation remettait en éveil des images pour ceux qui ont connu ce camp après le 19 mars 1962. Des images de froidure lors de leur arrivée d’Algérie sur ce vaste espace venté et couvert de tentes, de conditions misérables pour des milliers de familles durant plus d’une décennie.

Des yeux emplis de larmes parcouraient cette plaine aux bâtiments délabrés.

Même si le message du secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants, lu par le directeur de cabinet du préfet, offrait des mots tels que « respect, amitié, reconnaissance », même s’il a été dit par l’État que « les Harkis ont été fidèles à la France et qu’ils pouvaient en être fiers », parmi les nombreux Harkis et fils de Harkis présents, la blessure ouverte depuis près d’un demi-siècle n’est pas refermée. Loin de là.

Étaient présents pour ces cérémonies devant la stèle dédiée aux Harkis, le maire de Rivesaltes, la présidente du conseil général, le représentant du conseil régional, des parlementaires, les représentants de la communauté harkie, des personnalités civiles et militaires, des anciens combattants.

Lindependant.

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Hommage aux Harkis : une blessure toujours ouverte

Par Harkis2012 Temps de lecture: 1 min
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