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Harkis : cérémonie mouvementée hier

Mathieu Arrag réclame la mise à disposition d’un local pour aider les fils de harkis. (Photo M. E.)
Rédigé par : Harkis2012

 

Mathieu Arrag réclame la mise à disposition d’un local pour aider les fils de harkis. (Photo M. E.)

Mathieu Arrag réclame la mise à disposition d’un local pour aider les fils de harkis. (Photo M. E.)

La tempête, avant le calme. À Nîmes comme ailleurs, la journée nationale d’hommage aux harkis était célébrée hier (lire aussi dans le troisième cahier p. 3). Mais quelques instants avant le recueillement dû à la cérémonie, au square du 11-Novembre, Mathieu Arrag et quelques proches ont âprement pris à parti les élus.

Avec virulence, le président de la coordination des mouvements harkis du Gard a interpellé les présents. Que ce soit à droite avec Jean-Paul Fournier, Richard Tibérino ou Franck Proust notamment, mais surtout à gauche, avec les communistes Jean-Paul Boré ou Christian Bastid. Thierry Laurent, directeur de cabinet de la préfecture, a aussi été visé par le fils de harki. La raison d’une telle sortie ?

« Ici, dans le Gard, rien n’est fait pour nous, s’explique Mathieu Arrag. Quand on effectue des démarches auprès des élus, on trouve toujours porte close. J’ai écrit au président du conseil général, il n’a même pas eu la gentillesse de me répondre… »

Encarté UMP – il le revendique – le jeune président, qui fait la bise à Gilbert Collard, se défend de verser dans la politique.

« Nos parents ne se sont pas battus pour la droite ou pour la gauche, ils se sont battus pour la France, lance « le leader » de la communauté Harkie. Nous, leurs enfants, nous vivons dans l’hypocrisie et le mensonge. » Le calme revenu, Mathieu Arrag a pu exprimer ses revendications. Sur un plan national, il réclame que le président Sarkozy tienne ses engagements et « reconnaisse l’abandon et le massacre des harkis ».

D’un point de vue local, il demande la création d’une fondation et la mise à disposition d’un local à Nîmes, « avec un ordinateur et une ligne téléphonique« , financé par les pouvoirs publics, afin de « travailler pour les enfants de harkis qui n’ont pas d’emploi ou pas de logement« . « Nous devions avoir des postes réservés, où sont-ils ?, enchaîne Toulan Mirabet, vice-président de la coordination. On en a assez des promesses ! »

À l’issue de la cérémonie, le maire Jean-Paul Fournier s’est engagé à recevoir les jeunes militants.

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Harkis : cérémonie mouvementée hier

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