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Brahim Bourabaa souhaite aller plus loin dans le processus de reconnaissance des harkis – Actualité Roubaix – La Voix du Nord

Brahim Bourabaa
Rédigé par : Harkis2012

Brahim Bourabaa souhaite aller plus loin dans le processus de reconnaissance des harkis – Actualité Roubaix

 

Brahim Bourabaa LE VISAGE DE L’ACTUALITÉ |

Le pays rendra dimanche un hommage national aux harkis, ces Algériens musulmans qui, pendant la guerre d’Algérie, avaient apporté leur soutien à l’armée française. Brahim Bourabaa, qui a fondé l’association Trait d’union à Roubaix, se bat depuis des années pour qu’on n’oublie pas ce passage douloureux de l’histoire. Il sera ce week-end de toutes les cérémonies.

 

 

 

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C’est dans la précipitation et l’inquiétude qu’à onze ans, Brahim Bourabaa a quitté l’Algérie pour rejoindre la France. « Je suis ce qu’on appelle un rapatrié », explique-t-il. Cette émigration forcée, c’est l’histoire de sa vie. Le point de départ d’un combat qu’il mène depuis des années à Roubaix et dans la région avec la casquette de président de l’association Trait d’union, mais aussi de secrétaire général du Conseil national des Français rapatriés d’Algérie.

Comme chaque année depuis qu’a été instaurée la journée d’hommage national aux harkis en 2001, Brahim Bourabaa se mobilise pour ne pas qu’on oublie « cet épisode douloureux de l’histoire » en se rendant à de nombreuses cérémonies officielles ce dimanche.

Abandon

Les associations de défense des anciens harkis reprochent à la France d’avoir abandonné ces supplétifs à leur sort après l’indépendance en 1962. Ceux qui sont restés ont subi des massacres. Les autres ont dû fuir l’Algérie. On estime que 91 000 harkis et membres de leurs familles sont venus s’installer dans l’Hexagone pour éviter les lynchages.« Les harkis ont payé un lourd tribut. Déracinés, ils n’ont pas reçu un accueil à la hauteur des sacrifices qu’ils avaient fait pour la France », poursuit le président de Trait d’union. Selon lui, la ville de Roubaix compterait près de 7 000 personnes, anciens harkis et familles, et affirme « que le département du Nord est le deuxième, en termes numériques, à avoir accueilli ces populations ».

Un premier pas vers la reconnaissance du drame qu’ont vécu les rapatriés a été fait avec l’instauration de cette journée d’hommage, chaque 25 septembre.

Mais pour Brahim Bourabaa, il faut encore aller plus loin. « Aujourd’hui, il faut gommer les injustices, envisager une relecture de l’histoire, surtout à la veille du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie », affirme-t-il, sans pour autant être plus précis sur ses revendications. Cependant, on sait que la communauté attend depuis longtemps que l’état reconnaisse officiellement sa responsabilité dans l’abandon et le massacre de harkis.

Ce vendredi, Trait d’union organise un colloque à Lille sur la guerre d’Algérie. Le sous-titre : « Une exigence de vérité », résume bien l’état d’esprit dans lequel se trouvent les organisateurs. L’année dernière, près de 400 personnes avaient participé aux débats. Brahim Bourabaa attend la même affluence pour cette huitième édition dont le menu se compose, outre l’exposition, de la projection du documentaire L’Armée d’Afrique, un engagement avant tout et d’une table ronde à laquelle ont été conviés Rémy Enfrun, directeur général de l’Office national des anciens combattants, l’écrivain François Meyer, également ancien général, le capitaine Denis Leprince et Victor Blanquart, président de l’Union nationale des combattants, section du Nord.

Tout cela n’aura pas lieu à Roubaix mais à la salle des fêtes de la préfecture du Nord, à Lille. •

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PAR SARAH BINET

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